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Glossaire de la lutte antivectorielle

Aedes albopictus

Nom scientifique donné au moustique tigre. [Institut Pasteur]

Agents pathogènes

Micro-organismes (virus, bactéries, champignons, parasites…) ou toxines susceptibles de provoquer une maladie infectieuse chez l'homme. [Dictionnaire de la vaccination]

Anthropophile

Animal ou plante vivant plutôt dans un milieu habité par l'homme. Se dit d'un parasite se nourrissant aux dépens de l'homme. Exemple anophèle et autres moustiques. [Dictionnaire de l'Académie nationale de Pharmacie]

Approche One health/ une seule Santé

L’approche « One Health » prend en compte les liens et interactions entre santé humaine, animale, végétale et environnementale. Les études transversales associées entre (vétérinaires, médecins, pharmaciens,  épidémiologistes, en génétique, écotoxicologues, climatologues, experts  en sciences humaines et sociales, etc.) permettent de mieux comprendre les effets des transformations écologiques  sur les vecteurs, les résistances antimicrobiennes, les zoonoses, l’exposition aux produits phytopharmaceutiques et les nuisances pour les végétaux pour anticiper et répondre à l’émergence de nouvelles maladies. [ANSES]

Arbovirose

Maladie due à des arbovirus transmis par des vecteurs arthropodes. [ANRS maladies infectieuses émergentes]

Arbovirus

Désigne une large famille de virus transmis aux humains et/ou à d'autres vertébrés par certains arthropodes hématophages qui se nourrissent du sang (moustiques, tiques, phlébotomes ou culicoïdes).  Ce terme dérive de la dénomination anglaise d’« arthropod-borne virus ».[ANRS maladies infectieuses émergentes]

Arthropode

Animal invertébré possédant un squelette externe chitineux qui impose une croissance discontinue entrecoupée de mues. [Dictionnaire Académie de médecine 2020] Certains arthropodes sont des vecteurs capables de transmettre un agent pathogène (parasite, bactérie ou virus) d’un hôte vertébré vers un autre hôte vertébré. Les principaux arthropodes vecteurs sont les moustiques, les phlébotomes (moucherons), poux, punaises et tiques. [ANSES]

Capacité vectorielle

Cette quantité représente l’aptitude d’une population de vecteurs à assurer la transmission d’un agent infectieux à un moment donné, en un endroit donné. La capacité vectorielle d’un moustique à transmettre un virus dépend de l’aptitude d’un moustique à assurer la  transmission d’un virus (compétence vectorielle) mais aussi de nombreux facteurs  extrinsèques au moustique, tels que la température, la biodisponibilité en hôtes ou encore la  souche virale impliquée.  [ANSES

Cas autochtone 

Cas (suspect,probable ou confirmé) n’ayant pas voyagé en zone de circulation connue du virus dans les 15 jours précédant le début des symptômes. [ANSES

Cas importé 

Cas (suspect, probable ou confirmé) ayant séjourné en zone de circulation connue du virus dans les 15 jours précédant le début des symptômes. [ANSES

Commune colonisée par Ae. albopictus 

Une commune est considérée comme colonisée par une même espèce vectrice si au moins l’un des trois critères suivants est rempli :

  •  des œufs sont observés sur 3 relevés successifs des pièges pondoirs ;
  • la prospection entomologique permet l’observation de larves et/ou d’adultes dans un rayon supérieur à 150 mètres autour d’un signalement ou d’un piège positif ;
  • la distance entre 2 pièges positifs ou 2 signalement positifs de particuliers est
    supérieure à 500 m. [Instruction n°DGS/VSS1/2019/258 relative à la prévention des arboviroses]
Démoustication « de confort »

Vise à réduire les nuisances engendrées par la présence des moustiques en diminuant leur densité de population dans une zone géographique donnée. Encadrée par la loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, la lutte contre la nuisance relève des compétences du maire de la commune ou du conseil départemental. [ARS IDF]

Démoustication liée à la lutte antivectorielle

A pour objectif d’empêcher toute chaîne de transmission locale des virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika, par une démoustication ciblée (dans un rayon de 150 mètres autour d’un cas d’arbovirose). Encadrée par le décret de 2019, elle se déroule entre mai et novembre. Elle ne peut être déclenchée qu’en présence simultanée d’un cas d’arbovirose (dengue, chikungunya ou Zika) et de moustiques tigres et relève de la prérogative exclusive des ARS. [ARS IDF]

Endémie

Infection qui reste localisée géographiquement mais qui est présente de façon permanente. [Ameli]

Épidémie

Infection qui reste localisée géographiquement et sur une courte période de temps. [Ameli]

Gîtes larvaires (ou gîtes pré-imaginaux)

Ils désignent tout type de collections d’eau, généralement stagnante, de taille variable, sur ou à proximité desquelles les œufs sont pondus et dans lesquelles les larves et les nymphes pourront se développer. Usuellement, une distinction est faite entre deux types de localisation des gîtes larvaires : les gîtes d’origine anthropique, c’est-à-dire crées par l’Homme (en zones urbaines, périurbaines et rurales) et les gîtes d’origine naturelle. [EID Méditérranée]

Hématophage

Qui se nourrit de sang, par exemple parasite hématophage (ankylostomes) ou insecte hématophage (moustique, phlébotome, punaise, puce).[Dictionnaire de l'Académie nationale de Pharmacie]

Maladie vectorielle

Maladie infectieuse transmise par un vecteur, souvent un arthropode se nourrissant de sang, tel le moustique. En piquant une personne ou un animal infecté, il ingère les parasites, virus ou bactéries contenus dans le sang. Après un délai d’incubation de quelques jours, l’insecte contaminé peut transmettre l’agent pathogène à une personne saine à l’occasion d’une autre piqûre. Les maladies vectorielles peuvent être strictement humaines : paludisme, dengue, chikungunya, Zika… ou strictement animales : peste porcine africaine, fièvre catarrhale ovine… [ANSES]

Mobilisation sociale

Encouragement (par les ARS, les opérateurs de démoustication ou d’autres acteurs) de la population à lutter contre les vecteurs, par la suppression des gîtes larvaires notamment. [ANSES

Produits biocides

Ce sont des substances ou des préparations destinées à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes jugés nuisibles ( champignons, bactéries, virus, rongeurs, insectes…). L’action du produit peut être chimique ou biologique comme par exemple l'utilisation de microorganismes bénéfiques. Ils sont à usages domestiques, professionnels ou industriels. Encadrés par une réglementation européenne (UE) n°528/2012 du 22 mai 2012. Les produits anti-moustiques sont des biocides. [Site du Gouvernement

RT-PCR 

Tests sérologique (via une prise de sang) qui permet le diagnostic direct dès la phase précoce de la maladie, soit jusqu’à 7 jours après les premiers signes par la recherche de l’ARN viral. [Haute Autorité de Santé]

Sérologie 

Méthode de biologie médicale visant à rechercher, dans un prélèvement sanguin (une « prise de sang ») la présence d’anticorps permettant d’affirmer un contact, ancien ou récent, avec un agent infectieux : virus, bactérie, parasite. [Dictionnaire médical.fr]

Surveillance entomologique 

La surveillance dite « entomologique » du moustique tigre permet de détecter l'arrivée de ce dernier et de suivre son extension sur le territoire. Ce dispositif de surveillance comprend des réseaux de pièges pondoirs, installés dans des zones à risque élevé d’importation du moustique tigre (comme les zones portuaires), le long des axes de communication ou dans des communes où le moustique n’a pas encore été identifié. Cette surveillance dite entomologique « active » est réalisée par les opérateurs en charge de la lutte antivectorielle. Depuis 2014, cette surveillance active est complétée par une surveillance entomologique « passive » qui permet à l’ensemble de la population de signaler la présence du moustique tigre sur le site Signalement-moustique. Lorsqu’un signalement provient d’une zone jusqu’alors non colonisée par le moustique, la validation du signalement peut conduire à compléter les observations du dispositif de surveillance entomologique active, en installant des pièges pondoirs dans cette nouvelle zone. [ANSES]

Surveillance épidémiologique 

Suivi et analyse épidémiologique systématiques et permanents d’un problème de santé et de ses déterminants à l’échelle d’une population. Son but est d’éclairer la prise de décision en matière de prévention des risques pour la santé et de prise en charge. [Haut conseil de la Santé Publique]

Vecteurs 

Organismes vivants capables de transmettre des agents pathogènes infectieux d’un humain à l’autre ou d’un animal à un humain. Il s’agit généralement d’insectes hématophages qui, lorsqu’ils se nourrissent de sang, ingèrent des micro-organismes pathogènes présents dans un hôte infecté (humain ou animal), pour les réinjecter dans un nouvel hôte après reproduction de l’agent pathogène. Souvent, une fois qu’un vecteur devient infectieux, il est capable de transmettre l’agent pathogène pour le reste de son cycle de vie chaque fois qu’il pique/se nourrit de sang. [Organisation mondiale de la Santé]

Virémie 

La virémie fait référence à la présence de particules virales infectieuses dans le sang d'un individu infecté. Elle peut être mesurée par la quantité de particules virales infectieuses présentes par millilitre de sang (charge virale) et par la durée pendant laquelle les virus infectieux sont détectables dans le sang (période de virémie). Elle peut varier en fonction du virus (sa capacité à se répliquer et à se propager dans l'organisme) et de la réponse de l'hôte infecté (notamment de son système immunitaire). [ANSES]

Zoonose

Maladie transmissible de l’animal à l’Homme et inversement. [Santé Publique France]


 

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Focus #15 - Lutte antivectorielle : le cas du moustique tigre